ACTUALITES BEIJING, 13 novembre 2018 (Youpost – Xinhua) — Sous l’Arc de Triomphe, une cérémonie a été organisée dimanche, à Paris, pour célébrer le centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale, durant laquelle ont été lues des phrases écrites par un travailleur chinois.
« Je voulais voir de mes propres yeux comment les Français célébraient l’armistice. Dans la ville, c’était déjà une marée humaine : hommes et femmes, jeunes et vieux, soldats et civils, des gens de toutes les couleurs de peau marchaient ensemble, main dans la main en chantant ou acclamant », selon un extrait du journal de Gu Xingqing, traducteur et membre du Corps de travailleurs chinois (Chinese Labour Corps, CLC).
M. Gu fut l’un des quelque 140.000 membres du CLC recrutés entre 1914 et 1918 pour servir de main-d’oeuvre aux armées françaises et britanniques sur le front occidental.
En Europe, les travailleurs chinois se sont engagés dans la contruction de chemins de fer, la manutention et la préparation de chars et d’avions, et ils ont été également déployés dans des usines de poudre, d’armes, de produits chimiques et de papier.
Parallèlement à la cérémonie à Paris et devant le cimetière des travailleurs chinois situé dans la Somme, Cheng Ling, parmi d’autres descendants de travailleurs chinois de la Première Guerre mondiale, a déposé des fleurs, ainsi que des offrandes, selon la tradition chinoise, dont des cigarettes et de l’alcool.
Le grand-père de Mme Cheng, Bi Cuide, était originaire d’un bourg de la ville de Laiwu dans le Shandong (est de la Chine). Il a quitté le bourg après le début de la guerre avec dix autres habitants, et il a été le seul à mourir en France.
Sans aucune photo ou image, le seul souvenir de Bi Cuide est un badge, sur lequel est inscrit 97237, numéro de M. Bi dans le CLC. Et il a fallu 90 ans à la famille pour retrouver la tombe de M. Bi en France, a rappelé Mme Cheng.
Le train du maréchal Foch, à Compiègne, a témoigné de la signature de l’armistice de la Grande Guerre, mais ce sont les travailleurs chinois qui se sont chargés de remettre en ordre les champs de bataille, d’enterrer les morts et de construire des cimetières.
Selon Xu Guoqi, professeur de l’Université de Hong Kong, les travailleurs chinois pendant la Grande Guerre ont fini leur travail en France entre 1920 et 1922, en augmentant la force de la main-d’oeuvre pour servir les armées britannique et française, tout en présentant la volonté de la Chine à participer aux affaires internationales.
Au cours de ces dernières années, la reconnaissance des contributions faites par les travailleurs chinois pendant la Grande Guerre a augmenté de manière rapide en Europe, alors qu’en France et en Belgique, plusieurs statues commémorant les travailleurs chinois ont été dressées.
Lors d’un autre événement tenu également dimanche, Jean-Louis Demarest, maire de Noyelles-sur-mer, a appelé à se souvenir des sacrifices et des contributions faits par les travailleurs chinois en faveur de la paix. Fin

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