ACTUALITES ALGER, 14 juin 2019 (Youpost – Xinhua) — En dépit de l’arrestation de plusieurs hauts responsables politiques algériens, ce qui est l’une des principales revendications de la rue, les manifestations se sont poursuivies pour le 17e vendredi consécutif à travers tout le territoire national.
Des centaines de milliers d’Algériens n’ont pas manqué de battre le pavé pour exiger un changement radical du système de gouvernance de leur pays. Car même si certains citoyens considèrent que la condamnation d’anciens hauts cadres est une avancée conséquente dans le processus de réalisation des exigences de la population, d’autres estiment que cette vague d’arrestations répond à des considérations de règlement de comptes entre factions rivales issues du régime du président déchu Abdelaziz Bouteflika.
Mercredi dernier, l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia a été placé en détention provisoire pour des affaires concernant la dilapidation des deniers publics, d’abus de fonction et d’octroi d’indus privilèges.
Le lendemain, un autre ex-Premier ministre, Abdelmalek Sellal et un ancien ministre du Commerce Amara Benyounès, accusés pour les mêmes crimes ont connu le même sort.
Outre MM. Sellal et Ouyahia et Benyounès, on recense les ex-ministres Abdelghani Zaalane, Amar Tou, Boudjemaa Talaï, Amar Ghoul, Abdelkader Bouazgui, Karim Djoudi et Abdesslam Bouchouareb, ainsi qu’Abdelkader Zoukh, ancien préfet d’Alger, et Mohamed Djamel Khanfar, l’actuel préfet d’El Bayadh, une province située au sud-ouest d’Alger.
Egalement accusés dans des affaires de corruption, deux sénateurs et ex-ministres, à savoir Saïd Berkat et Djamel Ould Abbes, ont renoncé à leur immunité parlementaire, a indiqué mercredi un communiqué de la chambre haute du Parlement. Fin

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