NEW YORK (Nations Unies), 20 mars (Xinhua) — La coopération Sud-Sud est cruciale pour le développement durable et la lutte contre le réchauffement de la planète, a déclaré mercredi le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres lors de la session d’ouverture de la deuxième Conférence de haut niveau sur la coopération Sud-Sud (BAPA+40) à Buenos Aires, en Argentine.
M. Guterres a estimé que cette conférence, dénommée BAPA+40, permettrait d’amplifier le programme novateur présenté lors de la première conférence, organisée il y a 40 ans et qui avait adopté le Plan d’action de Buenos Aires (BAPA) pour la promotion et la mise en œuvre de la coopération technique entre pays en voie de développement.
« Le BAPA a transformé la dynamique de la coopération internationale », a déclaré le chef de l’ONU. « Il a souligné la valeur d’une forme de coopération différente, basée sur l’échange de connaissances et de technologies entre les pays confrontés à des problèmes de développement similaires », a-t-il poursuivi, ajoutant que cette coopération pouvait permettre aux pays en voie de d’apprendre les uns des autres, de se développer plus rapidement et de construire des sociétés inclusives et résilientes.
Le chef de l’ONU a énuméré les principaux défis à surmonter pour atteindre les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 ainsi que ceux de l’Accord de Paris de 2015, qui engage les pays à maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de deux degrés Celsius.
Il s’agit notamment de la hausse des inégalités entre les pays, de l’aggravation du changement climatique, et de la nécessité d’améliorer les infrastructures dans les villes face à la demande énergétique croissante dans les pays du Sud, a-t-il fait remarquer.
Il a également noté que bien que des progrès significatifs aient été réalisés dans la réalisation de l’égalité des sexes au fil des ans, l’écart se creusait. Enfin, il a déclaré que les institutions internationales devaient redoubler d’efforts pour soutenir les pays représentés à Buenos Aires.
Le secrétaire général a toutefois averti que la coopération Sud-Sud ne saurait jamais se substituer à l’aide publique au développement ni aux responsabilités des pays développés, et qu’elle devait impliquer les jeunes, la société civile, le secteur privé, les universités et d’autres acteurs dans le cadre de partenariats innovants. Fin

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