ACTUALITES , 12 janvier 2019 (Youpost – Xinhua) — Le « shutdown », ce blocage budgétaire qui paralyse partiellement les administrations fédérales américaines, est entré samedi dans 22e jour, établissant un nouveau record.
Pour l’heure, aucun compromis ne semble possible entre le président qui souhaite 5,7 milliards de dollars pour financer la construction du mur à la frontière américano-mexicaine et les parlementaires démocrates qui s’y refusent.
« Trump fait face à une majorité démocrate à la Chambre des représentants qui ne veut pas financer de mur ou tout ce qui ressemblerait à un mur et permettant à Trump de clamer victoire », résume Christopher Galdieri, professeur adjoint au Collège Saint Anselm à Manchester dans le New Hampshire (nord-est).
« Trump a décidé que ce serait le mur ou rien, mais il n’a encore rien proposé en échange aux démocrates », ajoute-t-il.
Le a toutefois précisé vendredi qu’il ne déclencherait pas la procédure d' »urgence nationale » lui permettant d’utiliser des fonds alloués à l’armée pour bâtir ce mur. Une telle décision pourrait mettre fin au bras de fer, mais qui risque de provoquer une sévère bataille juridique.
Un sondage CBS /YouGov diffusé vendredi soir montre qu’aucun membre de la classe politique n’est épargné par ce « shutdown ».
Ils ne sont ainsi que 35% à approuver la gestion de cette affaire par M. Trump, cette proportion tombant à 33% côté démocrate, avec un peu plus d’indécis. Plus de 80% de ceux se disant républicains soutiennent le président sur ce dossier, contre sept sur dix côté démocrate soutenant leurs parlementaires.
Depuis le premier jour de sa campagne présidentielle, Donald Trump a promis d’étendre le mur à la frontière américano-mexicaine. Bien que nombre de migrants viennent aux pour des raisons économiques, M. Trump affirme que des trafiquants de drogue et des gangs font partie de ceux entrant illégalement aux .
Pour les démocrates, le président se sert de cette affaire pour marquer des points au niveau politique.
La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, l’ont accusé cette semaine dans un communiqué de « fabriquer une crise » de toutes pièces, l’appelant à rouvrir les administrations fédérales paralysées. Fin

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