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Burkina Faso : manifestation contre les violences intercommunautaires – Actualités 12/01/2019

, 12 janvier 2019 (Youpost – Xinhua) — Des milliers de personnes ont manifesté samedi à , la capitale du , et à Dori (nord) contre les représailles envers la communauté peule qui ont fait une cinquantaine de morts après une attaque terroriste dans la nuit du Nouvel An dans le centre-nord du pays.
« Notre seul ennemi, c’est le terrorisme », « Les terroristes ne peuvent pas nous diviser », « Tous unis contre le terrorisme », pouvait-on lire sur les pancartes visibles dans la foule qui a répondu à l’appel du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC).
La situation sécuritaire du Burkina Faso, jadis considéré comme un pays « stable » dans la sous-région ouest-africaine, s’est dégradée depuis 2015 avec une recrudescence des attaques terroristes dans plusieurs régions, notamment aux frontières avec le , le et le . Ces attaques ont fait plus de 270 morts.
Outre ces attaques terroristes, le pays doit faire face à des violences intercommunautaires qui commencent à faire surface. « Quand la pluie vous bat, vous devez éviter de vous battre entre vous. Il faut plutôt chercher à se protéger ensemble », a confié à Xinhua Ali Ouédraogo, un jeune commerçant, le visage enturbanné pour a-t-il dit rendre hommage à la communauté peule victime de représailles dans le village d’Yirgou.
Au moins 12 personnes ont été tuées jeudi dans une attaque terroriste menée à Gasseliki, une localité située à une trentaine de kilomètres au sud d’Arbinda dans la province sahélienne du Soum (nord).
Le Parlement a adopté vendredi à l’unanimité un texte de loi prorogeant de six mois l’état d’urgence dans 14 provinces du Burkina Faso en proie à des attaques terroristes.
Cette décision qui entrera en vigueur dimanche prochain doit permettre aux forces de défense et de sécurité de disposer d’une marge de manœuvre dans la lutte contre le terrorisme, selon des observateurs locaux.
Jeudi, le président a opéré un changement à la tête de l’armée en remplaçant le chef d’état-major général, le général Oumarou Sanou, par le colonel-major Moïse Minoungou, 59 ans, promu au grade de général de brigade. Fin

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