ACTUALITES BEIJING, 22 avril 2019 (Youpost – Xinhua) — Laver, trier, compter, emballer, photographier et peser plus de 3.000 boîtes de fragments de porcelaine est le travail quotidien de Li Xiaoshuang et de ses collègues, stagiaires au centre de restauration des reliques culturelles de l’Institut d’archéologie céramique de Jingdezhen, dans la province chinoise du Jiangxi (est).
Depuis les années 1980, un grand nombre de fragments de porcelaine ont été mis au jour dans les sites des fours impériaux de la dynastie Ming (1368-1644) à Jingdezhen, capitale chinoise de la porcelaine. Les restaurateurs oeuvrent depuis longtemps à réparer ces fragments, permettant la résurrection de milliers de porcelaines brisées.
« Ce travail est aussi minutieux et complexe que ces pièces de porcelaine, mais c’est une occasion précieuse pour moi d’apprendre des connaissances en céramique », déclare Li Xiaoshuang, âgé de 23 ans. « Chaque fois que j’examine une pièce de porcelaine, j’ai l’impression de communiquer avec l’artisan qui l’a créée. »
« Pendant la dynastie Ming, seule une petite partie de chaque lot de porcelaine fabriqué dans les fours impériaux pouvait être présentée à la Cour impériale, et le reste était brisé. A travers chaque morceau, je peux voir le dur labeur des artisans obligés de casser les oeuvres jugées imparfaites. Aujourd’hui, nous travaillons avec ardeur pour les restaurer », explique Li Xiaoshuang.
Selon Wu Shurong, expert du centre de restauration, le centre compte actuellement une trentaine de stagiaires, dont la plupart sont nés dans les années 1990 ou 2000. « Le premier jour de l’arrivée de ces jeunes au travail, je leur ai dit que c’était une tâche exigeant de la patience et une concentration énorme », note M. Wu.
Dans un studio de restauration, un jeune retient son souffle pour réparer un tabouret en porcelaine en forme de tambour datant de la dynastie Ming. « Au début, ses débris recouvraient toute la table. Maintenant, nous avons presque fini de le réparer », indique Gongshang Kaiyuan, âgé de 21 ans, qui travaille depuis août dernier dans le centre de restauration.
« Après leur mise au jour, les pièces de porcelaine sont en désordre complet. Nous devons bien connaître la formes de différents objets : les bols, les assiettes, les bouteilles, les tabourets, etc., et trouver patiemment la différence par rapport aux détails », explique Gongshang Kaiyuan. Ses collègues et lui ont réparé des dizaines de porcelaines.
Qiu Nanqin, âgée de 21 ans, s’intéresse depuis son enfance aux reliques culturelles. Après le bac, elle a choisi une spécialité liée à la restauration des reliques culturelles. « J’ai commencé à réparer des oreillers en porcelaine dès le début de mon travail. J’en ai réparé une trentaine moi-même. Ce sentiment d’accomplissement est sans précédent », déclare-t-elle. Fin

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