ACTUALITES , 15 janvier 2019 (Youpost – Xinhua) — En huit ans de gouvernance assortie d’une gestion dans le secteur minier, le gouvernement guinéen a mobilisé plus de 10 milliards de dollars, dont 3 milliards actuellement en cour d’exécution sur le terrain, a déclaré lundi le ministre des Mines et de la Géologie Abdoulaye Magassouba lors d’une conférence de presse.
Selon le ministre, cet investissement massif dans le secteur minier se justifie par les reformes du nouveau code minier ayant permis l’arrivé d’investissements étrangers pour la mise en valeur de plusieurs projets miniers dans le pays.
De même, le ministre a précisé que l’accroissement des investissements avait permis d’augmenter significativement le niveau de production de la bauxite, où l’on est passé d’une stagnation en deçà de 20 millions de tonnes pour atteindre pour la première fois 60 millions de tonnes en 2018.
Cela a permis au pays de passer du 7e au 3e rang mondial devant le et derrière la et l’. La est désormais le premier fournisseur de bauxite au plus grand marché de consommation, la Chine.
En 2010, le nombre de sociétés en phase d’exploitation dans les différentes zones minières de la Guinée est passé de 6 en 2010 à 11 en 2018, selon les statistiques du ministère des Mines.
Ainsi, la contribution du secteur minier au budget de l’Etat a augmenté de 43% en 2017, au titre des revenus miniers.
Sur le plan de l’emploi jeune, le secteur, qui est le plus grand pourvoyeur d’emplois après l’Etat guinéen, a créé plus de 17.000 emplois directs et plus de 50.000 emplois indirects de 2011 à fin 2018, sans compter les emplois induits.
Par ailleurs, le ministre a mentionné la grande diversité des pays d’origine des financements dans les mines, à savoir les États-Unis, l’, la Chine, les Émirats Arabes Unis, la , la Grande-Bretagne, l’ du Sud, l’Australie, l’ etc., en plus de plusieurs institutions de financement à travers le monde.
Conforment aux dispositions de la nouvelle loi sur les mines (le code minier), un accent particulier a été mis sur la politique de « transformation locale des produits afin d’accroitre la valeur ajoutée, d’augmenter les revenus de l’Etat, de résorber le chômage, et de constituer un capital humain pour soutenir le processus d’industrialisation du pays au-delà du secteur minier ».
« Outre les avancées constatées sur les trois anciens projets de raffineries (Cobad, CDM Henan Chine, GAC), la mise en oeuvre de la nouvelle politique minière a permis d’initier six nouveaux projets de raffineries (SMB, SBG, SPIC, TBEA, Chalco, Kimbo), et un nouveau projet de fonderie d’Aluminium », a précisé M. Magassouba, avant d’ajouter que « la Guinée n’avait jamais eu autant de projets de raffineries d’alumine aussi avancés que ceux qui le sont aujourd’hui ».
Pour soutenir le développement à la base, il est prévu que les revenus miniers soient aussi directement utilisés pour faciliter le financement de l’agriculture, notamment à travers un prêt enclave en cours de négociation avec la , visant un investissement entre 175 et 400 millions de dollars. Fin

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