ACTUALITES ROME, 8 mai 2019 (Youpost – Xinhua) — Plus de 52 millions de personnes souffrent de sous-alimentation au Proche-Orient et en Afrique du Nord , alerte l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un rapport rendu public mercredi.
La faim continue d’augmenter dans la région du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord où les conflits et le fossé grandissant entre les zones urbaines et rurales freinent les efforts régionaux visant à éradiquer la faim d’ici à 2030.
Le nouveau rapport de la FAO intitulé « Aperçu régional de l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition au Proche-Orient et en Afrique du Nord » indique que 52 millions de personnes souffrent de sous-alimentation chronique dans la région.
Les conflits sont toujours le principal facteur de souffrances liées à la faim dans la région. Plus de deux-tiers des personnes souffrant de la faim dans la région soit près de 34 millions de personnes, vivent dans des pays affectés par des conflits, en comparaison aux autres 18 millions de personnes souffrant de la faim, qui ne vivent pas dans des pays directement affectés par un conflit.
Les cas de retard de croissance, d’émaciation et de sous-alimentation sont également beaucoup plus graves dans les pays frappés par des conflits que dans les autres pays.
« Les conflits et l’instabilité civile dans la région ont des effets à long terme sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des pays affectés, mais aussi des pays voisins », a déclaré Abdessalam Ould Ahmed, sous-directeur général et représentant régional de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord.
« Les conflits ont perturbé la production alimentaire et animale dans certains pays et cela a eu pour effet d’affecter la disponibilité en nourriture dans la région », a-t-il ajouté.
« La croissance rapide de la population, les ressources naturelles qui sont fragiles et se font rares, la menace croissante du changement climatique, le taux de chômage en hausse et le fonctionnement limité des services et des infrastructures en milieu rural ont pour effet d’aggraver les souffrances liées à la faim », a précisé M. Ould Ahmed.
Le rapport souligne que davantage d’efforts et d’action sont nécessaires afin de soutenir le développement et la mise en œuvre de politiques et de programmes destinés à effacer les différences entre zone rurale et urbaine. Fin

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