Par Guo Jun
ABUJA, 30 mai (Xinhua) — Avec l’entrée en vigueur jeudi d’un accord très attendu sur une zone de libre-échange régionale, l’Afrique se met désormais à faire de grands progrès dans l’intégration économique et à renforcer sa participation à la mondialisation économique.
Au cours des dernières décennies, l’Afrique a été considérée comme l’une des régions du monde les moins intégrées au commerce global, une sorte d’exception dans l’histoire de la mondialisation.
Selon les statistiques disponibles, le commerce intra-africain représente environ 15% du volume total du commerce africain, et seulement 2% du commerce mondial.
Dans ce contexte, la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) revêt une grande importance pour ce continent plein de promesses.
La ZLEC supprimera progressivement les droits de douane et fera baisser les barrières non tarifaires. Elle aidera à améliorer les infrastructures de qualité déplorable et les postes frontaliers inefficaces. Elle facilitera aussi la circulation des marchandises, des ressources humaines ainsi que des fonds au sein de la région, et stimulera la croissance commerciale en reliant les économies fragmentées du continent dans un marché intégré de plus d’un milliard de clients potentiels.
Elle accélérera également le processus d’urbanisation à mesure que davantage d’investissements seront attirés par le continent, à l’affût des grands profits économiques offerts par ce marché intégré. Cette expansion urbaine, soutenue par une population jeune et une main-d’œuvre toujours plus nombreuse, contribuera à une augmentation rapide de la consommation des ménages et des entreprises, assurant ainsi une croissance économique plus durable et plus diversifiée.
L’accord ZLEC arrive à point nommé alors que le continent s’associe davantage au reste du monde, y compris la Chine, pour un développement commun.
La Chine et l’Afrique sont aujourd’hui des partenaires privilégiés dans la coopération en matière d’infrastructures et de capacités industrielles dans le cadre de l’initiative la Ceinture et la Route (ICR).
De nombreux défis auxquels le commerce intra-africain est confronté sont partiellement dûs au coût élevé du transport de marchandises au passage des frontières. Les prochaines années devraient voir la Chine jouer un rôle crucial pour aider à libérer le potentiel commercial de la ZLEC en aidant la région à combler l’énorme déficit d’infrastructures de manière abordable.
En même temps, l’épanouissement des parcs industriels construits avec l’aide chinoise en Afrique devraient apporter de plus en plus de produits « fabriqués en Afrique » sur le marché mondial.
La mise en œuvre effective de l’accord sur la ZLEC signifie beaucoup pour le monde. Une Afrique intégrée assurera un meilleur équilibre du système commercial mondial et contribuera au processus de mondialisation.
Les dernières années ont été marquées par la montée d’un sentiment anti-mondialisation. Certains politiciens reprochent à celle-ci d’avoir creusé les écarts de richesse et créé une croissance économique déséquilibrée entre différents pays et régions.
Les progrès en matière d’intégration économique de l’Afrique, une région dont on prévoit la croissance rapide dans les années à venir, libéreront davantage le potentiel du continent et faciliteront sa progression vers la prospérité.
Un marché émergent de cette envergure contribuera assurément à son tour à stimuler la mondialisation. Fin

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