ACTUALITES ALGER, 14 mars 2019 (Youpost – Xinhua) — Le vice-Premier ministre algérien et ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a indiqué jeudi que son pays n’accepterait aucune ingérence étrangère dans ses affaires internes et ce dans le contexte d’une vague de protestation sans précédent qui frappe ce pays d’Afrique du Nord.
Lors d’une conférence de presse animée conjointement avec le Premier ministre Noureddine Bedoui à Alger, M. Lamamra a déclaré qu' »avec toutes ses franges sociales et ses différentes obédiences politiques, l’Algérie refuse par principe toute ingérence étrangère dans ses affaires internes », relevant, dans ce cadre, que « l’intérêt porté à ce qui se passe en Algérie est compréhensif, mais elle refuse catégoriquement toute ingérence dans ses affaires internes ».
Par ailleurs, M. Lamamra a souligné que la conférence nationale inclusive proposée par le président sortant Abdelaziz Bouteflika devrait « avoir lieu après la formation du nouveau gouvernement, ajoutant que Lakhdar Brahimi, de renommée internationale, pourrait présider cette conférence.
M. Bouteflika a annoncé lundi une série de propositions visant à ouvrir la voie à une transition en douceur du pouvoir et à la mise en place d’une « seconde République », en invitant toutes les parties à une conférence ouverte à tous qui permettrait d’élaborer une nouvelle constitution pour le pays.
Annonçant l’annulation de l’élection présidentielle prévue le 18 avril prochain, le chef de l’Etat a proposé une période de transition au cours de laquelle il resterait au pouvoir jusqu’à l’élection d’un nouveau président.
Cependant, les quelque 14 partis et activistes de l’opposition ont rejeté le rôle dirigeant du régime en place pendant la phase de transition, tout en refusant de participer à cette conférence.
En réponse à ces développements, M. Lamamra a répété que « tous les partis de l’opposition ainsi que les militants du mouvement de protestation sont invités à se joindre à cette conférence nationale inclusive pour discuter ensemble et formuler des recommandations concrètes en vue de préparer l’élaboration d’une nouvelle constitution et l’organisation de l’élection présidentielle, afin de garantir en fin de compte une transition en douceur et pacifique du pouvoir. »
Des millions d’Algériens organisent des rassemblements continus à travers le pays depuis le 22 février pour demander des changements politiques.
Une autre grande marche est prévue vendredi 15 mars pour « exprimer le refus des décisions annoncées par M. Bouteflika », alors que les manifestants se sont engagés à poursuivre leur mouvement de protestation de masse jusqu’au départ du système. Fin

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