ACTUALITES BEYROUTH, 6 février 2019 (Youpost – Xinhua) — Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a estimé mercredi qu’Israël avait enfreint les eaux territoriales du Liban en autorisant l’exploitation de pétrole et de gaz dans une zone proche de la frontière contestée entre les deux pays, a rapporté l’Agence nationale de l’information (NNA).
« Cela constitue une violation de la souveraineté du Liban visant les ressources pétrolières et les eaux de notre pays », a-t-il dit, cité par l’agence de presse étatique.
Ces propos de M. Berri ont été tenus à l’occasion de sa rencontre hebdomadaire avec son bloc parlementaire pour discuter des derniers développements dans le pays.
Il s’agit selon ce responsable d’une affaire très dangereuse qui ne sera pas passée sous silence.
« Je discuterai de cette question avec le Premier ministre italien lors de sa visite au Liban jeudi », a-t-il dit.
Le Liban a un litige non résolu sur sa frontière maritime avec Israël portant sur une zone maritime triangulaire d’environ 860 kilomètres carrés qui s’étend le long de trois de ses blocs d’exploitation énergétique en haute mer.
Les États-Unis ont apporté leur médiation entre le Liban et Israël afin de mettre un terme au litige sur les frontières maritimes, mais sans parvenir à dégager des résultats positifs.
En février 2018, le Liban a signé les premiers accords d’exploration et de production pour les blocs offshore 4 et 9 avec un consortium regroupant la compagnie française Total, l’italienne Eni et la russe Novatek.
Le bloc 9 couvre une zone maritime revendiquée à la fois par Israël et par le Liban, toutefois le consortium a affirmé qu’il forerait le premier puits du bloc loin de la zone contestée. Fin

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