ACTUALITES BICHKEK, 14 juin 2019 (Youpost – Xinhua) — Chez une personne, l’âge de 18 ans signifie l’entrée dans une nouvelle étape de la vie avec davantage de responsabilités.
Après 18 années de croissance, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) a elle-aussi atteint une nouvelle étape de son développement.
Lors du 19e sommet de l’OCS vendredi à Bichkek, le président chinois Xi Jinping a proposé d’en faire une organisation modèle en matière de relations internationales face à une situation internationale changeante.

L’ESPRIT DE SHANGHAI, A LA SOURCE DE L’OCS

Après 18 années de développement, l’OCS a évolué pour devenir l’un des plus grands mécanismes pour promouvoir la stabilité et la prospérité dans cette partie très importante de la planète.
Couvrant plus de 60% de la superficie de l’Eurasie, l’OCS est bien connue pour l’étroite coopération entre ses Etats membres, et la clé de son efficacité réside dans l’Esprit de Shanghai, un ensemble de valeurs et une philosophie partagés par ses pays membres.
S’adressant aux dirigeants de toute l’Eurasie et aux représentants d’organisations internationales présents à ce sommet, M. Xi a souligné l’importance de l’Esprit de Shanghai dans l’édification de l’OCS comme paradigme d’unité et de confiance mutuelle entre des pays.
Il a appelé les pays membres de l’organisation à être pleinement conscients de la tendance à la multipolarisation dans le monde et à la mondialisation économique, et à rechercher la sagesse dans l’Esprit de Shanghai, fait de confiance mutuelle, de bénéfice mutuel, d’égalité, de consultation, de respect pour la diversité culturelle, et de poursuite du développement commun, et à puiser des forces dans l’unité et la coopération de manière à former une communauté plus solidaire avec un avenir commun pour l’organisation.
Le directeur de l’agence de presse kirghize Kabar News Agency, Koubanitchbek Taabaldiev, a déclaré que l’Esprit de Shanghai est l’unité idéologique de ses pays membres lorsque « chacun est intéressé par des relations d’égalité ».
Au sein de l’OCS, l’Esprit de Shanghai a montré son efficacité pour combler le fossé entre des pays aux intérêts différents et même conflictuels, selon M. Taabaldiev.
Face à la tendance croissante à l’unilatéralisme, un grand nombre de structures et d’institutions internationales perdent leur efficacité antérieure, a observé Sergueï Sanakoïev, président du Centre analytique russo-chinois.
Pourtant, « l’OCS présente un type différent de relations internationales, qui est très attractif pour de nombreux pays », a affirmé M. Sanakoïev.
Les relations au sein de l’OCS sont établies sur la base du respect mutuel, tandis que les problèmes sont résolus sur une base de compromis permettant d’avoir des solutions viables pour tous, a-t-il dit, ajoutant que l’existence même de l’OCS exerce « une grande influence sur le développement des processus mondiaux ».

LA CEINTURE ET LA ROUTE, MOTEUR DE L’OCS

Pour faire de l’OCS une organisation modèle qui met l’accent sur les bénéfices mutuels et les résultats gagnant-gagnant, M. Xi a appelé les pays membres à défendre le système commercial multilatéral, à bâtir une économie mondiale ouverte, et à proposer davantage de dispositions institutionnelles pour libéraliser et faciliter le commerce et l’investissement.
A cette fin, il a également appelé à mettre en oeuvre les accords conclus lors du deuxième Forum de la Ceinture et la Route pour la coopération internationale, à renforcer les synergies entre l’Initiative « la Ceinture et la Route » (ICR) et les stratégies de développement des autres pays membres, ainsi que les initiatives de coopération régionales telles que l’Union économique eurasiatique, de manière à promouvoir une interconnectivité tous azimuts.
Un grand nombre des dirigeants présents à ce sommet ont fait l’éloge des progrès réalisés dans la construction commune de l’ICR, et réaffirmé leur soutien à une connexion entre l’ICR et les stratégies de développement de leurs pays respectifs.
Depuis plus de 2 000 ans, la région de l’Asie centrale est au carrefour des routes commerciales reliant l’Orient et l’Occident.
Cette région, dans laquelle sont situés la plupart des membres fondateurs de l’OCS, est également l’un des berceaux de l’ICR, un réseau d’infrastructures et de commerce reliant l’Asie à l’Europe et à l’Afrique. C’est au Kazakhstan que le président chinois Xi Jinping a présenté pour la première fois l’initiative de la Ceinture économique de la Route de la soie, qui allait devenir un élément de l’ICR.
Les pays d’Asie centrale envisagent d’aligner leurs propres plans de développement sur l’ICR, car elle leur offre une opportunité de devenir des pôles de transport majeurs, a souligné le secrétaire général de l’OCS, Vladimir Norov, ajoutant que la coopération dans le cadre de l’ICR leur permet de construire des ports et génère des opportunités de développement mutuel.
Alors que le monde assiste à l’impact négatif des mesures unilatérales et protectionnistes sur la croissance économique mondiale, les pays membres sont favorables à approfondir leurs interactions pour répondre aux défis de créer ensemble une économie mondiale ouverte.

PARTAGER LES BIENFAITS ET LES DIFFICULTES

Maintenir la sécurité et la stabilité a toujours été la tâche principale de l’OCS depuis sa création.
A l’occasion de ce sommet vendredi, M. Xi a proposé de faire de l’OCS un groupe modèle mettant en valeur le partage des bienfaits comme des difficultés.
M. Xi a appelé les pays membres à adhérer au concept d’une sécurité commune, globale, coopérative et durable, à prendre des mesures multiples pour combattre les « trois forces » que sont le terrorisme, le séparatisme et l’extrémisme, et à renforcer leur coopération en matière de désextrémisation.
Dans son discours, M. Xi a également évoqué la situation en Afghanistan, pays disposant du statut d’observateur au sein de l’OCS. Il a souligné qu’il compatissait avec les souffrances du peuple afghan.
La Chine et tous les autres membres de l’OCS sont convaincus que l’un des facteurs essentiels pour préserver et renforcer la sécurité et la stabilité dans la région de l’OCS réside dans un règlement rapide de la question afghane.
Par conséquent, ce groupe doit jouer un rôle constructif pour promouvoir la paix, la réconciliation, la stabilité et le développement en Afghanistan, a estimé M. Xi.
L’analyste Sergueï Sanakoïev a estimé que le problème d’assurer la paix et la stabilité dans cette région est devenu encore plus urgent désormais dans le contexte des mesures concrètes entreprises pour créer de nouvelles artères de transport dans le cadre de l’ICR.
Le développement du commerce mondial est impossible sans une sécurité fiable des voies de transport, a estimé M. Sanakoïev, ajoutant que la responsabilité de l’OCS à cet égard doit ête soulignée. Fin

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.