NEW YORK (Nations Unies), 12 juin (Xinhua) — L’envoyé de l’ONU au Mali a estimé mercredi qu’il fallait arrêter le « cycle infernal de la violence » si l’on veut que l’espoir d’un retour à la paix se concrétise, lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Mali.
« La lueur d’espoir qui pointe à l’horizon ne pourra se transformer en véritable opportunité sans une accélération dans la maîtrise de la situation sécuritaire, notamment au centre » du pays, a déclaré le représentant spécial du secrétaire général pour le Mali, Mahamat Saleh Annadif.
Selon M. Annadif, ce qui s’est passé dans la nuit de dimanche à lundi dans le village de Sobanou-Kou dans la région de Mopti rappelle la gravité de la situation, et ceci après les massacres de Koulougon et de Ogossagou, respectivement le 1er janvier et le 23 mars 2019, toujours dans la région de Mopti.
« Le cycle infernal de la violence qui se poursuit doit être arrêté au risque que chacun soit tenté de se faire justice lui-même », a-t-il encore dit, soulignant l’importance de la lutte contre l’impunité.
Il a salué l’affectation d’un procureur de la République à Mopti ainsi que les récentes arrestations opérées par l’Etat malien. Il a aussi salué le travail d’enquête considérable effectué par la division des droits de l’Homme de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA).
L’envoyé de l’ONU a noté que le processus de paix au Mali était entré dans une nouvelle phase avec la nomination en avril dernier d’un nouveau Premier ministre, Boubou Cissé, et la signature le 2 mai d’un accord de politique de gouvernance entre la majorité et l’opposition démocratique. Cela a été suivi de la formation le 5 mai d’un gouvernement d’ouverture.
« Ce développement qui place la mise en œuvre de l’accord (de paix et de réconciliation) comme priorité ouvre également la voie à la création d’un consensus politique plus large autour des réformes politiques et institutionnelles », a estimé M. Annadif. Il s’est également félicité de l’adoption par le gouvernement du projet de loi portant création de la zone de développement du nord.
« La volonté toujours exprimée par les parties signataires de poursuivre la mise en œuvre de l’accord offre encore de réelles opportunités pour faire avancer la cause de la paix au Mali dans les six à douze prochains mois, et ce, malgré les retards qui persistent », a-t-il ajouté.
Selon l’envoyé de l’ONU, il faut poursuivre les efforts de bons offices pour renforcer la confiance entre les parties. Il a toutefois déploré le peu de résultats quant à l’inclusion des femmes dans les structures de mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation. Fin

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