ACTUALITES GENEVE, 14 juin 2019 (Youpost – Xinhua) — L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé vendredi sa profonde préoccupation sur le défi transfrontalier lié à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (DCR), sans néanmoins le considérer comme une urgence sanitaire de portée internationale.
Le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a convoqué vendredi une réunion du Comité d’urgence du règlement sanitaire international relatif à l’épidémie d’Ebola en RDC. Selon la conclusion de la réunion, l’épidémie n’a pas encore atteint le niveau d’une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC).
Il s’agit de la troisième réunion du genre du comité, après celles à la mi-avril et en octobre dernier.
Le comité s’est déclaré profondément préoccupé par l’épidémie d’Ebola en cours qui, malgré certaines tendances épidémiologiques positives, montre que la propagation et la réinfection dans des zones telles que Mabalako constituent un défi. En outre, le manque du financement adéquat et des ressources humaines ont encore entravé la réaction rapide.
L’Ouganda, pays voisin de la RDC, a déclaré jeudi qu’il a enregistré un deuxième décès du à l’épidémie d’Ebola. Un garçon de cinq ans et sa grand-mère, tous deux testés positifs au virus Ebola, ont trouvé la mort mardi soir et mercredi respectivement.
Les cas en Ouganda ne sont pas une surprise, a estimé le comité de l’OMS, soulignant l’importance des préparatifs dans les pays voisins.
Selon l’OMS, bien que l’épidémie soit une urgence sanitaire en RDC et dans la région, elle n’a pas encore répondu aux trois critères pour une PHEIC, selon lesquels, l’événement doit être « grave, soudain, inhabituel ou inattendu ».
Tout en exhortant la RDC à continuer à améliorer et à maintenir le dépistage transfrontalier des cas d’Ebola, le comité a vivement invité les pays à risque à se préparer davantage à la détection et à la gestion des cas de l’épidémie, comme l’a fait l’Ouganda.
Il a en outre appelé à renforcer la sensibilisation, l’engagement et la participation des communautés en question, notamment les communautés frontalières dont les efforts doivent se concentrer sur l’identification des populations les plus exposées au risque de l’épidémie. Fin

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