NEW YORK (Nations Unies), 28 mars (Xinhua) — Entré dans sa neuvième année, le conflit syrien est loin d’être terminé, a prévenu mercredi la secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires politiques, Rosemary DiCarlo, devant le Conseil de sécurité.
S’agissant du nord-est du pays, elle a dit espérer que l’accord récent entre la Russie et la Turquie apaisera les tensions. Elle a reconnu que si les Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par la coalition internationale menée par les Etats-Unis ont pris la semaine dernière le contrôle de Baghouz, le dernier bastion de l’Etat islamique (EI), ce dernier constitue toujours une menace.
Les besoins humanitaires sont pressants en Syrie et il faut à tout prix éviter l’escalade militaire. « Toute escalade dans le nord-est pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour les civils et créer des conditions favorables à la réémergence de l’EI », a dit la cheffe des affaires politiques de l’ONU, soulignant que la lutte contre le terrorisme ne peut primer sur le droit humanitaire.
Il est temps, s’est impatientée Mme DiCarlo, de passer des paroles aux actes et montrer qu’une autre Syrie est possible. Des discussions se tiennent d’ailleurs sur le mandat et la composition de la Commission constituante qui, dans l’idéal, devrait comprendre au moins 30% de femmes.
Concluant sur la question du plateau du Golan, la secrétaire générale adjointe a assuré que les efforts de l’ONU pour faciliter le processus politique en Syrie continueront de s’appuyer sur les principes de souveraineté nationale et d’intégrité territoriale.
Le gouvernement syrien, l’opposition et les autres parties prenantes doivent coopérer pour alléger les souffrances humaines, a dit Mme DiCarlo. « Il y a urgence », a-t-elle martelé.
La secrétaire générale adjointe a rappelé les objectifs poursuivis par l’envoyé spécial pour la Syrie, Geir Pedersen : lancer un dialogue approfondi entre le gouvernement et l’opposition, mettre en œuvre des mesures concrètes en faveur des détenus, faire en sorte que tous les Syriens participent au processus politique et aboutir à un règlement négocié du conflit. Fin

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