ACTUALITES GENEVE, 6 avril 2019 (Youpost – Xinhua) — Un expert de l’ONU prévoit de rencontrer le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, le 25 avril à l’ambassade d’Equateur à Londres, après avoir reçu des plaintes de violations de la vie privée, a indiqué un communiqué publié vendredi par le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH).
Cette visite a été décidée après que l’expert a reçu deux plaintes séparées de la part de M. Assange et du président équatorien Lenin Moreno, selon le communiqué.
Dans le document, Joe Cannataci, le rapporteur spécial sur le droit à la vie privée du Conseil des droits de l’Homme, précise que la rencontre permettra d' »aider à déterminer s’il existe une preuve prima facie de violation de la vie privée justifiant une enquête plus approfondie ».
WikiLeaks a déclaré plus tôt cette semaine sur son compte officiel sur les réseaux sociaux que M. Assange serait expulsé de l’ambassade d’ici « quelques heures ou quelques jours », citant « une source de haut niveau au sein de l’Etat équatorien ».
Dans une interview mardi, le président Moreno a indiqué que M. Assange n’avait pas le droit de pirater des comptes ou téléphones à usage privé ni d’intervenir dans la vie politique d’autres pays, notamment les partenaires de l’Equateur, mais qu' »à plusieurs reprises, M. Assange a violé l’accord que nous avions passé avec ses avocats et lui ».
Dans un autre communiqué publié vendredi par le HDCH, le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture Nils Melzer a fait part de sa volonté d’enquêter personnellement sur la potentielle expulsion de M. Assange, indiquant que celle-ci pourrait « l’exposer à un risque réel de graves violations de ses droits humains, dont sa liberté d’expression, son droit à un procès équitable et l’interdiction des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».
Le ministre équatorien des Affaires étrangères José Valencia a tweeté le même jour que « l’asile diplomatique relève de la compétence souveraine d’un Etat, qui a le droit de l’accorder ou de le retirer unilatéralement lorsqu’il estime que c’est justifié ».
M. Assange, qui a fondé WikiLeaks en 2006, séjourne à l’ambassade depuis 2012 lorsque l’Equateur lui a accordé l’asile en vue d’éviter son extradition en Suède, où le lanceur d’alerte australien était confronté à des accusations d’agression sexuelle et de viol. En 2017, il a été naturalisé équatorien afin de résoudre l’impasse politique sur sa présence prolongée au Royaume-Uni.
Cependant, en 2018, M. Assange a intenté une action en justice via ses avocats contre le gouvernement équatorien, l’accusant de violer ses libertés et droits fondamentaux. Fin

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.